Je m’souviens un mâârdi (tin, tin, tin !) rentrant du boulot tard le soir (16h45), 4 messages téléphoniques de la gendarmerie me demandant de les contacter :
* trouille – aurais-je commis un délit ?
* inquiétude – accident à l’un de mes proches ?
* fierté – la Nation a-t-elle besoin de moi ?
Ni une, ni deux (ni 3 non plus) je saute dans mon Yong-Timer de 1988 et me rends à la BTA de mon secteur (c’est leur jargon).
L’accueil est sympathique et on me visionne sur ordi les photos d’un 80YZ volé (N° moteur et cadre limés) qui ne ressemble pas du tout à celui que des chenapans m’ont subtilisé le 11 novembre 2008.
J’avise l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) que je pourrai reconnaitre cette moto en live à certains détails :
* radiateur tordu suite à chute
* vis et boulons perso rajoutés
Le Mdl. Chef (Maréchal des logis) me propose d’aller à la gendarmerie de Rouen pour l’identifier de visu…
Et me voici dans un Peugeot-Partner (beurk !) de la gendarmerie, à la place du passager, bras à la portière, lunettes de soleil, sourire narquois aux lèvres… la frime quoi… dommage, je n’ai rencontré aucune connaissance !
Là, l’accueil est plus strict, voire même glacial. Regards suspects portés sur la pauvre victime que je suis dans cette affaire… Questions sèches du genre :
Z’habitez où… ? Quelle rue… ? N°… ? Z’êtes sûr que ce véhicule est bien le vôtre… ?
Et tout ça sans prêter aucune attention à mes réponses, car un fessier féminin passait à proximité ! Regards complices des 2 bellâtres en uniforme… je n’ose penser aux idées salaces qui ont dû germer sous les képis.
J’ai été affirmatif sur la provenance de cette moto, grâce aux détails cités ci-dessus : elle vient bien de chez moi.
Retour à la BTA de Boos où l’on me donne des précisions :
A l’occasion d’une perquisition, suite à affaire de drogue (dont vous avez dû avoir échos par les médias).

Les OPJ ont été intrigués par une bécane dont les N° avaient été limés. Le jeune homme, interviewé par les hommes de loi, dit avoir acheté l’engin à 2 potes du village d’à côté. (Hou ! la balance…)
Les 2 ados affirment avoir trouvé la moto dans un bois, et en profitent pour balancer un 3ème larron qui les a aidés à maquiller (ou plutôt détériorer) l’YZ.

Et c’est à partir de ce moment que pour moi, commence les allers-retours et autre démarches :
* Mardi, PV d’audition BTA de Boos
* Mercredi, enlèvement (à ma charge) de la moto à Rouen
* Jeudi, devis pour remise en état (~ 500 € sans forcer la dose)
* Jeudi, dépôt du devis à Boos
* Lundi, (férié) signature document de restitution de l’YZ à Boos
* Mercredi (dans 15 jours), convocation en médiation pénale à 9h30 à Rouen. Que tu bosses ou pas, il faut y assister sinon tu ne peux prétendre à aucun dédommagement !
C’est donc au cours de cette médiation que je vais rencontrer les d’jeuns ainsi que leurs parents. S’ils sont OK pour payer la remise en état : je m’en tire (presque) bien…
S’ils refusent, que fais-je ?
Je n'aurais plus que Lisieux pour aller
prier pleurer...
Affaire à suivre…
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Plus petite est l'auto, plus grande est l'aventure. (proverbe de poche) Tchô monde cruel